Le coeur de Dieu est vulnérable comme le coeur d'une mère

Comme les entrailles d'une mère

Seigneur, ton amour est vulnérable

comme celui d'une mère;

tu es "ému jusqu'aux entrailles",

tu débordes de compassion

quand l'un de tes enfants

revient vers toi, déchiré,

et fait, simplement, l'aveu de sa misère.

 

Me voici devant toi, comme un enfant blessé

qui ne cherche pas à cacher ses plaies devant sa mère,

car, il sait, que c'est en lui découvrant son mal

qu'il va raviver sa tendresse maternelle.

Je suis ton enfant qui apprend à marcher,

tombe, titube et retombe encore,

se cogne sur le rebord de la table

et s'entaille les lèvres ou l'arcade sourcilière;

Seigneur, c'est long l'apprentissage à la liberté !

J'ai des bosses et des blessures

sur le front, sur les genoux, partout...

 

Mais, je sais aussi que le jour où son enfant

est devenu un homme libre,

capable de tenir debout

et de prendre sa vie en main,

une mère ne se souvient plus qu'en riant

de toutes ses bêtises d'antan...

 

Toi aussi, Seigneur,

tu t'intéresses plus à mon devenir

qu'à mes péchés de jeunesse;

tu regardes toujours devant et jamais en arrière.

Sans doute, arriverais-je au ciel

avec des sparadraps un peu partout

et des cicatrices plein le coeur...

mais qu'importe, Seigneur !

L'essentiel n'est-il pas de marcher

et d'arriver jusqu'à toi ?

 

Je crois, Seigneur, que tu m'aimes

et je sais que faire l'aveu de son péché

devant quelqu'un qui nous aime

n'est ni honteux ni humiliant,

mais source de liberté nouvelle.

Seigneur, ton pardon m'émerveille !